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La femme sauvage XXI


Il est des portes qui s’érigent en gardiennes du temple. Elles s’imposent à nous, on les impose aux autres. Ultimes remparts, intimes prisons. Passage obligé d’une altérité maîtrisée, la porte s’entrouvre, s’ouvre en grand, se ferme, se claque, peu importe au fond, elle demeure l’entrée et la sortie, la mise en scène acceptable de nos vies. Mais, c’est faux. Il est des portes dérobées bien plus amusantes, souvent salvatrices, toujours intrigantes. La fenêtre est bien plus rebelle, plus dangereuse, plus buissonnière. Le piquant de la vie se trouve dans l’issue de secours, la vie et la mort aussi.

Et puis, il est des portes qui ne servent à rien, qui mènent au vagabondage, à l’errance, au doute, à l’effroi. Les portes closes d’une cathédrale effondrée. Alors, il nous faut devenir bâtisseurs.

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